Dernière mise à jour le 08/07/2008
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Guy Boissière s'était souvent heurté à
ceux qui rejetaient sa philosophie humaniste du sport, et qui n'hésitaient
pas, dès lors, à parsemer d'embûches les parcours de ses
nageurs. Avec une volonté farouche, il trouvait des solutions aux problèmes
d'organisation matérielles. Parfois, il se fatiguait d'avoir à
se battre pendant que ses adversaires, français ou étrangers,
baignaient dans la facilité. Mais tôt ou tard, il repartait à
l'assaut avec un courage tout neuf.
Ces difficultés auxquels se heurtaient les nageurs de Guy Boissière
n'ont pas disparu. Certes, les données ont changé. Autrefois réservée
à une élite, la pratique des sports olympiques a beaucoup évolué.
Elle est devenue un phénomène de société dont il
est souhaitable que l'importance culturelle, économique et sociale soit
pleinement reconnue.
Il en est de même pour l'égal accès de tous à
la pratique, la définition et le contrôle des formations, et le
soutien à l'emploi sportif.
Or le sport garde sa singularité, qui est son aspect duel : à
la fois pur plaisir et somme de choix, voire de sacrifices, à tous les
niveaux de pratique. Le sport conserve aussi, au plus haut niveau, sa valeur
d'exemple, de conservatoire des plus belles vertus : le champion est un modèle.
Derrière un titre olympique, un exploit individuel ou un succès
d'équipe, chacun mesure ce qu'il a fallu de talent, de travail, de discipline,
de courage, d'exigences personnelles, d'amitié, de constance et de fidélité,
de solidarités.
Parce que le sport offre tout cela, il nous faut aider les sportifs. La
bourse de la vocation répond à cette exigence de Guy de ne pas
abandonner ses nageurs, de trouver des solutions, afin de leur permettre de
mieux s'entraîner et d'atteindre, si possible, leurs objectifs.